lundi 5 septembre 2011

Église Ste-Madeleine de Rigaud, Québec

Église Sainte-Madeleine de Rigaud :

Ce superbe bâtiment d’influence italienne et néo-classique,construit en 1919 et 1920, est situé au 135 Rue St Pierre à Rigaud. Il témoigne du caractère éclectique de l’architecture religieuse québécoise du début du siècle. Les portes surmontées d’arcs vitrés et les fenêtres à chambranle de pierre arquée avec linteau à clef de voûte témoignent de l’aspect géométrique et de la taillemonumentale de l’édifice. Les parements des murs extérieurs imitent lamaçonnerie écossaise et la façade est faite de granit rouge extrait de la montagnede Rigaud. La paroisse doit son nom à la patronne de l’épouse du seigneur deRigaud, Louise-Madeleine de Léry. En 1801, une desserte fut constituée et on érigea un presbytère-chapelle. Après quelques années, la population ayant considérablement augmenté, certains manifestèrent le désir d’avoirune église plus commode et plus vaste. En 1820, sous l’administration du curé de La Broquerie, on érigea donc la première véritable église. Cette église de pierre, magnifiquement ouvragée, était de style régime français. L’église actuelle, construite sous l’administration du chanoine Primeau, fut érigée selon les plans des architectes montréalais Gauthier et Daoust. Les travaux furent exécutés par MM. Bélanger et Bisaillon. On ne conservera de l’ancienne église que le rond-point du chœur.

Historiquement, c’est le 29 octobre 1732 que la seigneurie de Rigaud est concédée à Pierre de Rigaud de Cavagnal, officier de marine, et au capitaine Pierre-François de Rigaud de Vaudreuil, son frère. Ce dernier, né en 1698, fut le dernier gouverneur général français du Canada et, à ce titre, il signa la capitulation de la Nouvelle-France.

En 1763, la seigneurie est vendue à Michel-Alain Chartier, marquis de Lotbinière. Mais son développement ne commence vraiment qu’au milieu du XIXe siècle, après l’ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Rigaud en 1832, et l’ouverture du collège Bourget par les Clercs de Saint-Viateur.

En 1909, la manufacture d’explosifs de la Northern Explosive compagnie, propriété de Curtis & Harvey, est ouverte à Rigaud, ce qui entraîne une augmentation de la population, mais celle-ci diminue en 1911, suite à une explosion de la manufacture qui fait 4 morts.

Aujourd’hui, on trouve un grand nombre de bâtiments historiques et un circuit patrimonial touristique est offert aux visiteurs qui désirent admirer les trésors architecturaux de Rigaud.

Statue du Sacré-Cœur

La première statue fut dévoilée en juin 1901 par les marguilliers de la

paroisse, répondant au souhait de Mgr Émard, évêque de

Valleyfield. Cet événement coïncida avec la cérémonie de commémoration

du centenaire de la fondation de la paroisse Ste-Madeleine de Rigaud. Cette statue,

ayant coûté 207,57$, mesurait 7 pieds de haut et était assise sur

un socle de pierre de 6.5 pieds de hauteur, elle était faite de ciment romain. Résistant difficilement aux intempéries, elle fut remplacée par une autre statue en or-bronze qui fut bénite en 1918 devant 1500 personnes. Elle se situait, à cette époque, sur la rue St-Pierre à la bifurcation des deux routes qui descendaient vers l’ancien pont. En 1938, le déménagement de l’ancien bureau de poste à son emplacement actuel, rendu nécessaire afin de construire le nouveau pont, entraîna le déplacement de la statue en face de l’église. Immédiatement après la guerre, soit en 1947, un parc y fut aménagé. Le coût des travaux fut défrayé par une souscription qui rapporta la somme de 8 718,53$.

Pour comprendre la dévotion au Sacré-Cœur :

Le Sacré-Cœur est une dévotion catholique au Cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l'amour divin par lequel le fils de Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes. Cette dévotion est particulièrement présente au sein de l'Église Catholique romaineine mais aussi, quoi qu'à moindre échelle, dans l'Église Anglicane et dans certaines communautés Luthériennes. Elle met l'accent sur les concepts d'amour et d'adoration voués au Christ. La Fête du Sacré-Coeur a été instituée par le pape Clément XIII en 1765 et étendue à toute l'Église Catholique romaine par le pape Pie IX en 1856.

L'extension de cette dévotion dans l'Église Catholique romaine à partir du XVIIe siècle provient des révélations d'une religieuse Ste-Marguerite-Marie Alacoque de l'Ordre de la Visitation du couvent de Paray-le-Monial en Bourgogne qui a affirmé l'avoir reçue du Christ lui-même lors de différentes apparitions entre 1673 et 1675. Plus tard, à partir du XIXe siècle, elle provient des révélations d'une autre religieuse du couvent de la Congrégation du Bon Pasteur de Porto au Portugal, Mère Marie du Divin-Coeur, comtesse Droste zi Vischering, qui a demandé, au nom du Christ lui-même, au pape Léon XIII qu'il consacre le monde entier au Sacré-Cœur de Jésus.

La tradition catholique a toujours associé le Sacré-Cœur avec les actes de réparation dédiés au Christ. Dans son encyclique Miserentissimus Redemptor, Pie XI a indiqué : « l'esprit d'expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus ».

Pour comprendre la dévotion au Sacré-Cœur, il faut consulter en ligne les livres d’époque suivants :

Les origines de la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus au Canada [microforme] : racontés à l'occasion du deuxième centenaire de l'établissement de la fête du Coeur de Jésus aux Ursulines de Québec : faisant suite à un mandement de Monseigneur l'archevêque de Québec écrit à la même occasion (1900)

Lecture en ligne :

http://www.archive.org/stream/cihm_09163#page/n9/mode/2up

Auteur: Lindsay, L. (Lionel), 1849-1921
Sujet: Marie de L'Incarnation, mère, 1599-1672; Marie de l'Incarnation, Mother, 1599-1672; Sacré-Coeur, Dévotion au; Sacred Heart, Devotion to
Éditeur : [Montréal? : s.n.]
Langue: Français

Digitalisé par : University D’ Ottawa
Contributeur au livre :
Canadiana.org
Collection:
microfilm

La dévotion au Sacré-Coeur de Jésus : doctrine, histoire (1919)

Lecture en ligne :

http://www.archive.org/stream/ladvotionausac00bain#page/n5/mode/2up

Auteur: Bainvel, J. V. (Jean Vincent), 1858-1937
Suject: Sacred Heart, Devotion to
Eéditeur : Paris : G. Beauchesne
Langue: Français
Call number: AYY-9928
Digitalisé par : University of Toronto
Contrinuteur : Kelly - University of Toronto
Collection: kellylibrary; toronto

Circuit Patrimonial de Rigaud :

Document pdf de 31 pages :

http://ville.rigaud.qc.ca/sites/default/files/pdf/Circuitpatrimonial.pdf

samedi 3 septembre 2011

Cathédrale-Basilique Notre-Dame d'Ottawa

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national du Canada de la Basilique-Catholique-Notre-Dame est une cathédrale de style néo-gothique, construite en pierre calcaire de taille, dont les deux tours jumelles marquent l’entrée de Lowertown, un des plus anciens quartiers d’Ottawa. Elle est située bien en vue sur la promenade Sussex, entre les rues Saint-Patrick et Guigues, en face du Musée des Beaux-Arts du Canada, dans le secteur Lowertown d’Ottawa. Centre physique et spirituel de la communauté catholique d’Ottawa, la cathédrale est bordée du côté sud par l’Archevêché et au nord par le Collège de Bytown et la Maison-mère des Sœurs Grises. La reconnaissance formelle se limite à la cathédrale et sa propriété légale au moment de sa désignation.

Valeur patrimoniale

La basilique catholique Notre-Dame a été désignée lieu historique national en 1990 parce que :
- il s’agit d’un spécimen exceptionnel du style néo-gothique qu’on retrouve dans l’architecture canadienne.

La valeur patrimoniale de la basilique réside dans son aménagement, ses matériaux, sa décoration intérieure et sa qualité de construction. Dans sa conception et sa construction, la basilique catholique Notre-Dame intègre le classicisme, l’architecture religieuse québécoise et le style néo-gothique d’inspiration française. Elle est remarquable pour la continuité de sa conception dans l’ensemble de sa structure, en dépit du nombre de rénovations et d’ajouts. Elle est aussi reconnue pour ses finis intérieurs, sa décoration, ses œuvres d’art et ses ornements. Elle tire aussi son importance de sa précinction ecclésiastique et de son rôle important en tant que symbole de la capitale nationale.

La conception originale néoclassique de cette église a débuté en 1842 sous la gouverne du curé de la paroisse, Jean-François Cannon, puis fut modifiée en 1843 par des plans préparés par le père jésuite Félix Martin. En 1844, la structure partiellement complétée a été transformée selon le style néo-gothique par les pères oblats Adrien Telmon et Damase Dandurand. Les flèches ont été ajoutées en 1858 selon les plans de Dandurand. En 1862-1863, une abside de style néo-gothique a été ajoutée aux plans du prêtre-architecte montréalais Victor Bourgeau. La décoration intérieure a été substantiellement complétée à la fin du 19e siècle par le sculpteur québécois Louis-Philippe Hébert et l’artiste du vitrail Harwood, et une série de vitraux a été exécutée au cours des années 1960 par Guido Nincheri. La cathédrale héberge aussi un orgue construit par Joseph Casavant.

Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, Procès-verbal, juin 1990, juin 1999.

Éléments caractéristiques

Les principaux éléments caractéristiques de la basilique catholique Notre-Dame sont les suivants :
- son emplacement face à la promenade Sussex;
- les points de vue du bâtiment vers la promenade Sussex et de la promenade Sussex vers le bâtiment;
- les éléments illustrant le style néo-gothique, comme la volumétrie rectangulaire suivant l’axe est-ouest, la construction en pierre de qualité, l’accentuation de la verticalité à l’intérieur comme à l’extérieur, les détails de style néo-gothique comme les ouvertures en arc tiers-point, les hautes flèches élancées et les contreforts;
- les éléments illustrant l’influence du style néo-gothique d’inspiration française, comme la façade aux tours jumelles avec une grande fenêtre du côté ouest, le plan et l’élévation comprenant une haute nef, la claire-voie, les allées latérales, le sanctuaire aux proportions généreuses et l’abside incurvée;
- les traces encore existantes des programmes décoratifs de Dandurand, Bourgeau et Bouillon, comme les retables et les autels latéraux, l’utilisation de vitraux, l’agencement polychrome de couleurs dont les peintures polychromes et les dorures de l’intérieur, les personnages sculptés en bois et en plâtre de tradition québécoise, réalisés par des artistes comme Louis-Philippe Hébert, Philippe Pariseau et Flavien Rochon;
- la série de vitraux exécutés par Guido Nincheri;
- l’orgue dans son emplacement d’origine et les vestiges de sa fabrique d’origine;
- la continuité de la conception respectée par toutes les rénovations et tous les ajouts au bâtiment original;
- la qualité de la construction, évidente à l’extérieur comme à l’intérieur du bâtiment;
- la statue dorée de la Vierge à l’enfant au sommet du toit.


vendredi 26 août 2011

Visite du Manoir-Papineau




Le dimanche 4 septembre, l'Amicale des Arts de la Musique et des Sciences de Laval ouvre sa saison d'automne par une visite pré-saison. Des membres de L’Amicale des Arts de la Musique et des Sciences de Laval vont visiter le Manoir Papineau parce qu’à cette occasion unique, la bibliothèque de Papineau sera ouverte alors qu’elle est normalement fermée au public.

Situé à Montebello, à mi-chemin entre Hull/Ottawa et Montréal, le lieu historique national du Manoir-Papineau constitue l'un des joyaux patrimoniaux de la région de la Petite-Nation et de la grande région de l'Outaouais.




La mise en valeur du site rend d'abord hommage à Louis-Joseph Papineau, personnage historique dont le rôle majeur sur la scène politique nationale du pays au XIXe siècle est largement reconnu. Elle met aussi en relief une imposante œuvre architecturale, conçue et réalisée par Louis-Joseph Papineau, soit l'ensemble du manoir et du domaine de « Monte-Bello ».

Lieu historique national du Manoir-Papineau
500, rue Notre-Dame
Montebello (Québec)
Canada
JOV 1LO

Tél :
819-423-6965
Sans frais :
1-888-773-8888
Téléscripteur (ATS) :
1-866-787-6221
Téléc :
819-423-6455



Dites-nous si vous êtes disponible Dimanche le 4 septembre et à quelle heure.

Nous allons alors convenir de l'heure et nous organiser en réduisant le nombre d'autos pour se covoiturer et partager ainsi les frais d'essence.

Pierre Castonguay

p.castonguay@videotron.ca 450 668-3349

jeudi 19 mai 2011

Fin de la saison Printemps 2011 à l'AAMSL




Je vous rappelle que la saison Printemps 2011 s'est terminée dimanche dernier avec le visionnement de la 8e symphonie de Bruckner et le second mouvement de la 9e de Dvorak. Je vais me rendre à l'église seul tout l'été pour préparer la saison prochaine et écouter des CD mais je vais barrer la porte. Si vous désirez venir partager mon écoute vous devez chaque semaine me faire part de votre présence au fur et à mesure car je ne débarre l'église que si une autre personne vient. Je vais probablement me taper tous les quatuors ou toutes les sonates pour piano de Beethoven. Si quelqu'un vient, j'analyserai la musique.

Pour me rejoindre : 450 668-3349
Courriel : p.castonguay@videotron.ca

Bon été,

Nous reprenons le dimanche 11 septembre 2011 pour la saison d'automne.

Pierre


lundi 2 mai 2011

Et si Dieu existait, finalement ? Suivi à la lecture de Charles Rollet...




Et si Dieu existait, finalement ?
par Luc Bouchard, L’Actualité
28 Mars 2011
Les athées méritent davantage d’être qualifiés de saints que ceux qui croient en Dieu, dit le philosophe français Jean d’Ormesson. Réflexions d’un agnostique rongé par le doute.

Jean d'Ormesson
« Je suis un agnostique tenté de croire. »




Le monde étrange de Jean d'Ormesson
Par Tristan Savin (Lire), publié le 27/08/2010 à 10:00





C'est une chose étrange à la fin que le monde
Poème de Louis Aragon

C'est une chose étrange à la fin que le monde
Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Ces moments de bonheur ces midis d'incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes

Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit
D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même
Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
Et rêver dans le soir où s'éteignent les voix

Il y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l'aube première
Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant

C'est une chose au fond que je ne puis comprendre
Cette peur de mourir que les gens ont chez eux
Comme si ce n'était pas assez merveilleux
Que le ciel un moment nous ait paru si tendre...

Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
Qu'à qui voudra m'entendre à qui je parle ici
N'ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

dimanche 1 mai 2011

Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour violon en ré majeur op. 77 & Gustav Mahler (1860 -1911), Symphonie n° 1 en ré majeur, dite « Titan»

Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour violon en ré majeur op. 77 - I. Allegro non troppo (Perlman/Giu...

Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour violon en ré majeur op. 77 - I. Allegro non troppo (Perlman/Giu...

Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour violon en ré majeur op. 77 - III. Allegro giocoso, ma non tropp...

Gustav Mahler (1860 -1911), Symphonie n° 1 en ré majeur, dite « Titan» (1/6)



Orchestre du Gewandhaus de Leipzig
(Gewandhausorchester Leipzig)
Trompette: Gabor Richter
Chef: Riccardo Chailly

Gustav Mahler (1860 -1911), Symphonie n° 1 en ré majeur, dite « Titan» (2/6)



Orchestre du Gewandhaus de Leipzig
(Gewandhausorchester Leipzig)
Trompette: Gabor Richter
Chef: Riccardo Chailly